> ECONOMIE : LES INEGALITES DE NIVEAU DE VIE, SE SONT ENCORE CREUSEES EN FRANCE...

Publié le par enerli

 

 

23.04.2013 - Le niveau de vie médian des Français a baissé en 2010. Si les plus modestes ont été particulièrement touchés par la crise, les plus riches ont en revanche tiré leur épingle du jeu, selon l'Insee. La preuve en dix chiffres.

 

Comment la crise a-t-elle affecté le niveau de vie des Français ? Quelles sont les catégories de population les plus touchées? Quels sont les motifs d'endettement des ménages ? Comment a évolué le niveau de vie des retraités ces 15 dernières années ?

Eléments de réponses tirés de l'édition 2013 de l'ouvrage "Les revenus et le patrimoine des ménages", publié par l'Insee ce mercredi 24 avril.

  

1 19.270 euros : c'est le niveau de vie médian des Français en 2010, soit 1.610 euros mensuels. Par rapport à 2009, il a baissé de 0,5 %. Les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 430 euros annuels, contre au moins 36.270 euros pour les 10 % les plus aisées, soit 3,5 fois plus.

  

2 + 1,3 % : c'est la hausse du niveau de vie plancher des plus riches en 2010, contre une baisse de 1,2 % pour les 10 % de Français les plus pauvres. Tous les déciles de niveau de vie ont été affectés par une baisse, à l'exception donc des 5 % des plus aisés. La masse de leurs revenus a augmenté de 4,7 % en 2010. Les trois quarts de cette augmentation proviennent des revenus d'activité et le dernier quart de la hausse des revenus du patrimoine.

  

3 2 % : c'est le poids des amortisseurs sociaux dans l'atténuation des inégalités de revenus entre les ménages les plus et les moins favorisés. Ainsi, entre 2008 et 2010, le 1er décile de revenu par unité de consommation diminue de 3,2 % par an avant transferts sociaux et fiscaux, contre 1,2 % après transferts.

  

4 14,1 % de pauvres en France, soit 600.000 personnes vivant avec moins de 964 euros par mois en 2010. Le taux de pauvreté monétaire est en hausse de 0,6 point sur un an. La plupart des indicateurs d'inégalités sont remontés en 2010.

Le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % des ménages les plus aisés et celle détenue par les 20 % des plus pauvres est ainsi passé de 4,3 à 4,5.

  

5 2,7 millions d'enfants pauvres. La hausse de la pauvreté concerne principalement les inactifs : les retraités (11 % de la hausse), les chômeurs (16 %) et surtout les enfants de moins de 18 ans (63 %). Le taux de pauvreté des moins de 18 ans atteignit de 19,6 % en 2010.

Le risque de pauvreté des enfants est principalement déterminé par la situation des parents sur le marché du travail et la taille des fratries. Ainsi, en 2010, 39 % des enfants pauvres vivent dans une famille dans laquelle aucun parent ne travaille.

  

6 18.560 euros : c'estle niveau de vie médian annuel des plus de 65 ans, soit 710 euros de moins que la médiane de tous les Français. Globalement, depuis 1996, en moyenne, les niveaux de vie des plus de 65 ans et des personnes d'âge actif évoluent parallèlement.

La concentration des personnes âgées dans les niveaux de vie intermédiaires s'est accentuée entre 1996 et 2009. Elles ont moins souvent de très faibles revenus, grâce au plancher de ressources assuré par le minimum vieillesse, cumulé éventuellement avec des aides au logement.

  

7 13 % des plus de 75 ans sont pauvres. Avec un taux de pauvreté de 10,4 %, les personnes âgées restent en moyenne moins touchées par la pauvreté que les personnes d'âge actif (12,8 % en 2009). Ce taux est de 7,7 % pour les personnes âgées de 65 à 74 ans ou plus. Il monte à 13 % pour les 75 ans et plus. La pauvreté des seniors reste concentrée - et s'est même accrue - chez les femmes de plus de 75 ans, souvent veuves et qui, sur les générations concernées, ont peu travaillé.

  

8 46 % des Français ont un crédit en cour en 2010. 18 % de ces ménages se sont endettés uniquement pour un achat immobilier ou financer de gros travaux. 18% ont souscrit un emprunt pour un motif de consommation (électroménager, voiture...).

Et enfin 10 % d'entre eux cumulent les deux types de crédits. L'acquisition de la résidence principale est le premier motif d'endettement (44 %). Vient ensuite l'achat d'un véhicule (41 %) et le financement de gros travaux ou d'un autre bien immobilier.

  

9 54.000 euros : c'est le montant moyen que les ménages endettés doivent rembourser en 2010, soit 621 euros par mois. Ce moyenne varie de 225 euros par mois pour un crédit à la consommation à 775 euros pour l'immobilier.

Le patrimoine net moyen d'un ménage endetté est de 213.000 euros contre 186.500 euros pour les ménages non endettés. Les ménages endettés pour motif immobilier ont un patrimoine net encore plus élevé, de 308.300 euros.

 

10 18 % des ménages remboursent chaque mois plus de 30 % de leur revenu disponible. Un ménage endetté sur deux rembourse plus de 15 % de son revenu disponible. Cette charge monte jusqu'à 19 % dans le cas d'un emprunt immobilier et descend à 8% pour un crédit à la consommation.

Par ailleurs, 18% des ménages endettés sont en situation de fragilité et doivent rembourser plus de 30 % de leur revenu disponible sur l'année.

  

Src : L’EXPANSION.COM du 24/04/2013 ©

 

 

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